Obésité: les industriels contre une hausse de la TVA sur certains produits

By Redazione

 

Le président de l’Association nationale des industries alimentaires, Jean-René Buisson, s’est dit lundi opposé à l’augmentation de la TVA sur
certains aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés comme le propose un rapport parlementaire sur la prévention de l’obésité.


      “Nous sommes contre la taxation car nous considérons qu’aucun produit n’est
mauvais pour la santé, sinon il serait retiré du marché”, a-t-il dit à l’AFP.
   Dans son rapport, qui doit être présenté mardi à l’Assemblée, la mission
parlementaire d’information sur la prévention de l’obésité, présidée par la
députée UMP Valérie Boyer, envisage d'”assujettir les produits de grignotage
et de snacking au taux normal de TVA de 19,6% au lieu du taux réduit de 5,5%
actuellement applicable”.
   Cette mesure serait “très complexe et difficile en cette période” de
difficulté de pouvoir d’achat, a également fait valoir M. Buisson.
   Il y aurait par ailleurs “un problème concret de mise en application de
cette TVA”, a-t-il ajouté expliquant qu’il fallait définir “ce qui est bon ou
mauvais dans un produit”.
   M. Buisson a cependant souligné des “choses positives” dans ce rapport,
notamment l’idée de vouloir faire de la lutte contre l’obésité une grande
cause nationale pour 2009.
   Même son de cloche du côté des industriels. “On en a marre des taxes”, a
déclaré à l’AFP le porte-parole d’un professionnel de la barre chocolatée qui
a requis l’anonymat.
   “On sait qu’il y a des mesures extrêmement efficaces pour lutter contre
l’obésité” et “les politiques, qui ont besoin d’exister, prennent des
mesurettes”, a-t-il regretté.
   “L’augmentation de la taxe sur les produits ou celle de la taxe sur les
investissements publicitaires ne vont rien changer au niveau de l’obésité”,
a-t-il expliqué.
   Le rapport suggère en effet de renchérir la taxe sur la publicité pour les
produits avec ajout de sucre, en la portant à 5% et de supprimer les
exonérations dont ils peuvent profiter.
   L’industrie des barres chocolatées est déjà soumise à l’obligation
d’afficher un message sanitaire sur ses publicités ou de payer 1,5% de taxe
sur l’ensemble de son investissement média, selon le porte-parole. Elle est
également confrontée à “une taxe professionnelle élevée” et à l’augmentation
du prix des matières premières: le prix du chocolat a augmenté de 82% depuis
août 2006, selon lui.

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