Lait: «climat d’écoute, mais accord impossible» FNCL

 

Réunies le 4 novembre 2008, les trois familles de l’interprofession laitière* n’ont pas réussi à trouver un accord sur des orientations nationales concernant
l’évolution du prix du lait collecté en France. Voici le communiqué de la Fédération Nationale des Coopératives Laitières.

Comme chacune des trois parties, la FNCL a fait le maximum d’efforts pour rechercher un consensus, mais celui-ci n’a malheureusement pas pu être trouvé.

Les causes de cette situation sont dues à la nouvelle politique agricole commune, qui, en supprimant les principaux instruments de régulation des marchés, a
exposé le secteur laitier européen aux aléas des cours mondiaux. Nos entreprises et nos producteurs subissent désormais de plein fouet de très grandes
fluctuations des cours du couple beurre-poudre, ce qui conduit les entreprises à des pertes de 100 € / 1.000 litres depuis de nombreux mois.

Ces variations erratiques des cours sont particulièrement préjudiciables dans notre secteur où les investissements sont très importants, tant dans la
production que dans la transformation. À très court terme, les entreprises font le maximum pour limiter les conséquences de cette situation, mais il leur est
impossible de supporter seules ces pertes extrêmement lourdes subies depuis le début de l’année.

Malgré ce désaccord, la FNCL espère que les trois familles sauront se remettre très vite au travail, pour élaborer un système d’indicateurs
permettant d’éclairer les marchés, donnant ainsi un minimum de visibilité aux acteurs de la filière. Ces indicateurs devront prendre en compte la
valorisation du couple beurre- poudre, les valorisations obtenues avec les fromages à l’export et les évolutions du prix du lait chez certains de nos concurrents
européens.

La FNCL propose que soit également pris en considération l’évolution des charges des producteurs, ainsi que l’évolution des prix de vente des produits
de grande consommation sur le territoire français. Avec ces différents indicateurs, on peut espérer que le nouveau système permettra à la
filière de poursuivre son développement. Les produits laitiers français sont un patrimoine qui ne saurait être sacrifié sur l’autel d’un ultra
libéralisme qui ne cesse de montrer ses limites.

* – Il s’agit de la fédération nationale des coopératives laitières, FNCL, de la fédération nationale de l’industrie laitière,
FNIL, de la fédération nationale des producteurs de lait, FNPL.

 

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