La Fiat 500 C se découvre

La Fiat 500 C se découvre

Humer, le jour, l’odeur de l’asphalte estival surchauffé des villes ou celle du foin fraîchement coupé des campagnes, découvrir, la nuit, la voûte
étoilée : tout cela devient possible avec la Fiat 500 C. Des plaisirs qui remontent aux débuts de l’automobile, ce qui n’est pas pour chagriner la firme de Turin,
bien au contraire. Elle joue toujours la carte du «néorétro» qui lui a si bien réussi. Elle ne se prive pas de rappeler à l’envi l’année de
naissance du premier millésime de cette découvrable : 1957. Nostalgie, quand tu nous tiens !

Découvrable, cette 500 C, mais pas cabriolet : comme sur le modèle d’origine, sa capote se replie en accordéon de l’avant jusqu’à l’arrière et
coulisse entre deux arches restant fixes. Voilà qui fleure bon notre 2 CV nationale, partie en retraite il y a déjà presque vingt ans, mais en beaucoup plus
onéreux. Il faudra en effet débourser, à finitions égales, au moins 2 500 € de plus que pour la classique cinquecento si l’on tient à profiter
de cette ouverture vers le ciel. La version «Rock», la mieux finie, dépasse même les 20 000 €. Chapeau bas, cette fois, devant le marketing et la gestion
de Fiat, qui ont su rentabiliser au maximum la bonne image de leur « puce » et surtout la plate-forme de la Panda, également retenue, au passage, par Ford pour sa
­Ka.

Découvrons cette toile qui remplace la tôle. Elle est de belle qualité, se manipule électriquement (jusqu’à 60 km/h) et même à l’arrêt,
via la télécommande, mais seulement pour l’ouverture : l’inverse eut été préférable. Fermée, elle offre une isolation satisfaisante au
monde extérieur. Hélas, une fois en place sur la poupe de l’auto, elle encombre la rétrovision du conducteur. Pas grave, si l’un de vos grands-oncles ancien sous-marinier
vous a légué un périscope en héritage. Heureusement, la 500 C est livrée de série avec un radar de recul.

Le comportement sécurisant de la berline

Elle reprend les trois motorisations de la berline (essence 69 et 100 ch, diesel 75 ch) et se voit équipée d’une barre antiroulis plus grande. Des réglages
plus souples de ses ressorts et de ses amortisseurs la rendent aussi un peu plus moelleuse que sa sœur aînée. Ses flancs en dur lui ont évité d’avoir recours
à de lourds et coûteux renforts pour rigidifier sa caisse. Le résultat est là : on retrouve à son volant le comportement sécurisant de la berline,
sans prise de poids.

Sympathique attention, le volume du coffre, même s’il n’est pas généreux, a été quasiment conservé (183 litres contre 185). Revers de la
médaille, on n’a jamais le sentiment d’être totalement dans un cabriolet à bord de cette 500 C, dont le concept, il faut bien le dire, sent l’économie. Elle
procure plutôt les sensations d’une voiture à toit vitré intégral, le bruit du vent en plus. On voyage néanmoins à quatre mieux installé que dans
les petits coupés cabriolets, dont les places de l’arrière sont inexorablement réservées aux enfants, à condition qu’ils soient de petite taille. Un tel
espace à de quoi faire réfléchir les – petites – familles. Sinon, celles-ci pourront toujours traquer la Mini cabriolet en occasion.

Technique express

Moteurs : 4 cyl. essence 1,2 et 1,4 l et diesel 1, 25 l.

Puissance : 69 et 100 ch (essence) et 75 ch (diesel).

Couple : 102, 131 et 145 Nm.

0-100 km/h : 13,4, 11 et 13 s.

Vitesse : 160, 182 et 165 km/h.

Consommation : 4,7, 5,8 et 4,2 l (mixte UE).

CO2 : 113, 130 et 110 g/km.

Bonus : 700, 200 et 700 € .

Prix : de 14 200 à 20 500 € .

BIEN VU : charme, prestations globales, habitabilité.

À REVOIR : tarifs, rétrovision décapotée, pas vraiment un cabriolet.

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