Les producteurs de lait se mobilisent

 

Bretagne, Vendée, Sud-ouest,  Rhône-Alpes, dans tous les bassins de production laitière c’est l’heure de la mobilisation.

Au moment où  des industriels annoncent des baisses du prix du lait entre 40 € et 70 € par 1 000 litres de lait  pour le quatrième
trimestre 2008, suivie d’une nouvelle baisse qui selon les éleveurs pourrait atteindre 120 € au premier trimestre 2009, les éleveurs font leurs comptes et 
refusent la diminution de leur rémunération alors que leurs charges ont progressé de 20 % en un an.

Les baisses des prix du lait proposées par les industriels ne sont “pas supportables” pour les agriculteurs, déclare le patron de la FNSEA.

L’an dernier avait vu une embellie avec une forte augmentation du prix payé aux producteurs, augmentation toute relative car survenant après 5 années de baisses
consécutives recommandées par l’interprofession laitière. Rapidement, trop rapidement peut-être les pouvoirs publics avaient réagi en augmentant la
référence nationale de 2% alors que comme l’explique la Confédération paysanne la hausse du prix du lait  ” n’était pas due à une
pénurie de l’offre en Europe, mais à la flambée des cours des produits industriels (beurre et poudre) à l’export hors Union
européenne”.
Conséquence,  “prix et références laitières en hausse ont conduit à l’augmentation de la collecte française ( 5%) et
entraîné une saturation du marché. Les stocks de beurre ont augmenté de 56 %, ceux de poudre de 94 % (lait écrémé) et 119 % (poudre
grasse), tandis que leurs prix ont lourdement chuté, proches des cours d’avant 2007”.

Alors que la consommation des ménages est à la baisse, les industriels veulent imposer des baisses importantes aux producteurs, particulièrement dans l’Ouest
où les éleveurs sont davantage dépendants du cours des matières sèches.

Si le prix payé aux producteurs est aujourd’hui presqu’exclusivement indexé sur les cours des produits industriels (beurre et poudre), ceux-ci ne
représentent que 5 % de la production européenne et font l’objet de spéculation sur le marché mondial, souligne la Confédération
paysanne.

“Un prix du lait qui couvre nos charges et qui rémunère notre travail” c’est ce que demandent les producteurs, toutes tendances syndicales réunies.

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