Les rendements de l’agriculture biologique en chute libre

 

Alors que l’agriculture biologique bénéficie d’un large soutien politique et d’une bonne image dans l’opinion publique, ce mode de culture reste
marginal et peine à se développer. Le bio n’arrive pas à percer dans les grandes cultures et les productions animales.

Morceaux choisis du dernier dossier de la revue Agriculture et environnement. :

– Les surfaces Bio stagnent :
Pour la sixième année consécutive, la part de la surface agricole utile (SAU) consacrée aux cultures bio ne
décolle toujours pas. Et si elle dépasse pour la première fois la barre symbolique des 2 %, ce n’est qu’au prix d’une petite astuce statistique.
Pour obtenir un pourcentage des surfaces bio supérieur à 2 %, l’Agence Bio a utilisé le chiffre de 27.523.029 ha (c’est-à-dire la surface agricole
utilisée par les exploitations) plutôt que le chiffre de 29.413.910 ha correspondant à la Surface Agricole Utile telle qu’elle est définie par la
statistique agricole européenne et par l’lnsee…

– Les grandes cultures Bio à la baisse :
Du côté des grandes cultures, on assiste à un recul de plus de 12 % entre 2005 et 2007 (110.000
ha en 2007 contre 126.000 ha en 2005), soit une perte de 16.000 ha. Ce chiffre relativise l’importance de l’augmentation de 32 % des surfaces consacrées aux
légumes frais (moins de 2.000 ha), d’ailleurs largement compensée par la baisse de 42 % des surfaces consacrées aux légumes secs ou par la bonne tenue
des surfaces de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (3.000 ha).

– De très faibles rendements :
Les agriculteurs venus du conventionnel doivent faire face à un obstacle majeur : la faiblesse des rendements. Selon la
coopérative Agribio Union, le rendement moyen de ses 800 adhérents pour le blé tendre bio se situait en 2007 à 19 quintaux l’hectare, contre 30
l’année précédente, soit une chute de 36 % !

1) Office national interprofessionnel des  grandes cultures – 10 septembre 2008

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