Lait frelaté en Chine:

Lait frelaté en Chine:

 

Près de 13.000 enfants en bas âge en Chine ont été hospitalisés après avoir ingéré du lait frelaté, a annoncé
le ministère de la Santé dimanche, selon les médias officiels chinois.

Selon le ministère de la Santé, le nombre total d’enfants hospitalisés s’élève à 12.892, dont 104 bébés dans un
état grave, a indiqué l’agence Chine nouvelle.

Quatre enfants en bas âge sont morts depuis la mi-septembre après avoir bu du lait en poudre mélangé à de la mélamine, une substance toxique
utilisée dans la fabrication de colles et de plastiques.

D’autre part, 1.579 enfants en bas âge ont pu quitter l’hôpital après avoir été soignés, a ajouté le ministère,
soulignant que les établissements hospitaliers de l’ensemble du pays avaient reçu 40.000 patients.

La mélamine, qui provoque des problèmes urinaires dont des calculs rénaux, a été découverte dans du lait en poudre, des boissons, glaces et
produits laitiers, entraînant des rappels massifs de ces produits.

Dimanche, les autorités de Hong Kong ont annoncé qu’une fillette de trois ans avait présenté un calcul rénal après avoir consommé
du lait en poudre importé de Chine continentale contenant de la mélamine.

Shigeru Omi, le directeur pour le Pacifique de l’ouest de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a par ailleurs soulevé dimanche la question de savoir
pourquoi l’affaire du lait contaminé à la mélamine avait éclaté si tard.

« De toute évidence c’est aussi un problème de communication interne », a déclaré M. Omi au cours d’une conférence de
presse à Manille. « Il semble que des gens étaient déjà au courant de ce problème depuis un certain temps et qu’ils n’aient pas
partagé cette information », a-t-il dit.

« Nous voulons à présent empêcher que cela ne se reproduise, non seulement avec les produits laitiers, mais aussi avec tous les produits alimentaires
», a-t-il dit.

« Nous voulons empêcher de tels incidents afin que les gens ordinaires puissent manger tranquilles », a-t-il souligné.

L’affaire du lait contaminé n’a été rendue publique que la semaine dernière par les medias officiels chinois, avec l’annonce des premiers
décès de nourrissons ayant consommé du lait du groupe Sanlu basé dans la province du Hebei, près de Pékin. La Nouvelle-Zélande, dont le
groupe Fonterra détient des parts (43 %) dans le groupe Sanlu, a accusé les autorités locales d’avoir tenté d’étouffer l’affaire.

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