Bien-être animal, “encore beaucoup à accomplir”, selon l'OIE

Bien-être animal, “encore beaucoup à accomplir”, selon l'OIE

 

La Deuxième Conférence mondiale de l’OIE sur le bien-être animal, tenue au Caire, Égypte, du 20 au 22 octobre, a rallié tous les Membres de
l’OIE et ses principaux partenaires autour de la mise en œuvre des normes sur le bien-être animal partout dans le monde ainsi que l’aide aux pays en
développement dans ce domaine.

“Cette Conférence a permis de faire le point sur les pratiques et les réglementations en matière de bien-être animal dans le monde. Elle a mis en
lumière les défis particuliers qui se posent à cet égard dans plusieurs régions et pays. Si le principe des normes OIE sur le bien-être animal
est largement acquis, il reste encore beaucoup à accomplir pour améliorer la mise en œuvre effective de ces normes dans le monde “, a déclaré le
Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE dans on communiqué de l’OIE.

Une étude de la Banque mondiale a consacrée au bétail et à la gestion des effluents des abattoirs, révèle que les légalisations
nationales de nombreux pays ne couvrent pas les pratiques en matière de bien-être animal dans les marchés, lors des transports et à l’abattoir. Cette
étude signale également l’absence de contrôles exercés dans ce domaine, en partie due à une méconnaissance de ces questions et au manque
de ressources publiques disponibles.

Selon l’OIE, “la santé animale est désormais reconnue comme une composante essentielle du bien-être animal, qui accroît la compétitivité de la
production alimentaire et des élevages”.

S’exprimant au nom de la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA), J.J. Grigera Naón a rappelé les résultats d’une
étude réalisée en Argentine en 2007 à partir d’un échantillon de 17 370 animaux abattus : ” L’application de bonnes pratiques de
manipulation dans les abattoirs s’est traduite par une diminution de 39 % des blessures, ce qui représente, au niveau national, un accroissement de la production de viande
bovine destinée à la consommation humaine de 14 200 tonnes supplémentaires et, sur le marché international, une valeur estimée à 28 millions de
dollars US.”

Les représentants de l’industrie présents à la Conférence ont souligné les contraintes liées aux différents contextes
économiques et culturels et ont déclaré : ” Les lignes directrices de l’OIE [sur le bien-être animal] sont fondamentales pour veiller à ce
que les pratiques et les systèmes de production animale modernes soient compatibles avec le bien-être animal. […] Les acteurs économiques s’accordent
à reconnaître que les exigences relatives au bien-être animal doivent être fixées à partir d’une base mondiale commune et valable pour tous.

La première conférence mondiale sur le bien-être animal, tenue à Paris en
2004, avait ouvert la voie à l’adoption unanime d’une première série de normes
par les membres de l’OIE.

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