Sursaut d'optimisme à Wall Street

Sursaut d'optimisme à Wall Street

 

La baisse du chômage, la stabilité des prix à la consommation et la forte chute des prix du pétrole ont pris le dessus sur les mauvais indicateurs
macroéconomiques.

Dans le rouge en début de journée, hésitante à la mi-séance et dans le vert à la clôture. C’est grosso modo la tendance de la bourse de
New York ce jeudi, «incroyable» par sa volatilité, de l’aveau de certains traders. Le Dow Jones prend ainsi 4,68% à 8979,26 points et le Nasdaq Composite
5,49% à 1717,71 points.

Les intervenants ont préféré se focaliser sur les bonnes nouvelles du jour plutôt que sur les mauvaises. La baisse des inscriptions au chômage, la
stabilité des prix à la consommation et la forte chute des prix du pétrole, sous les 70 dollars sur le Nymex, ont pris le dessus sur les mauvais indicateurs
macroéconomiques du jour.

La production industrielle a enregistré ainsi son plus fort recul en septembre depuis fin 1974. De plus, l’activité industrielle de la région de Philadelphie
(nord-est des Etats-Unis) s’est fortement contractée en octobre, un chiffre important car il donne une indication pour le mois en cours. En revanche, les prix à la
consommation sont restés stables en septembre, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,1%. Les prix de l’énergie ont chuté le mois dernier,
de 1,9%, après un recul de 3,1% en août.

Hier, les indices avaient lourdement chuté sur fond de crainte d’une récession mondiale, après les propose alarmistes de plusieurs dirigeants. Le président
de la Fed a estimé que la crise du crédit constitue « une menace importante » pour l’économie américaine. Le Premier ministre japonais a
enfoncé le clou en déclarant que la chute des marchés démontre que les investisseurs ne croient pas que le plan Paulson suffira à résoudre la
crise financière. Le Dow Jones avait perdu 7,87%, la plus forte chute depuis le krach d’octobre 1987.

Citigroup (-2,03%) et Merrill Lynch ( 0,60%) ont publié de lourdes pertes jeudi, en plein tumulte financier. Merril Lynch affiche une perte de 5,2 milliards au troisième
trimestre liées à 10 milliards de dépréciations. A périmètre constant, la perte s’établit à 5,1 milliards, soit 5,56 dollars
par action. Quant à Citigroup, c’est le quatrième trimestre dans le rouge. Le dernier trimestre positif remonte au T3 2007 : la banque affichait alors un
bénéfice de 2,2 milliards de dollars.

Harley-Davidson ( 7,38%) a fait état d’un résultat net de 0,71 dollar par action au troisième trimestre, contre 1,07 dollar un an auparavant. Le chiffre
d’affaires du fabricant de motos a reculé 7,7% à 1,42 milliard de dollars. Les prévisions des analystes étaient plus optimistes. Ils tablaient sur un BPA
de 0,79 dollar et des ventes de 1,419 milliard.

Continental Airlines ( 22,36%) s’est de nouveau inscrit dans le rouge au troisième trimestre, mais ses pertes, creusées par la cherté du carburant, ont
été moindres qu’attendu.

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