Nutrimento & nutriMENTE

Fillon maintient la suspension de la culture du maïs OGM

By Redazione

 

Nouveau rebondissement dans l’affaire de la suspension de la culture du maïs OGM. « Le Figaro » a fait état, hier, d’un rapport, rédigé pour
l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, selon lequel le maïs OGM Monsanto est sans danger pour la santé. La divulgation du contenu de
ce document intervient alors que Paris doit défendre lundi à Bruxelles la clause de sauvegarde activée en février 2008 pour justifier le moratoire sur la
culture des organismes génétiquement modifiés sur son territoire.

En déplacement, hier, à Bruxelles, François Fillon a assuré que, malgré ce rapport, la France maintiendra la suspension, « en attendant une
décision de la Commission européenne, qu’elle respectera ».
Le Premier ministre a précisé que le moratoire a été
décidé « en vertu du principe de précaution au regard des risques potentiels sur l’environnement en matière de dissémination pour les
cultures non OGM ».
L’avis de l’agence « concerne le plan sanitaire, mais il ne remet pas en cause les inquiétudes sur la question de la dissémination
»,
a expliqué le chef du gouvernement. « Nous restons ouverts au dialogue », a ajouté de son côté José Manuel Barroso,
président de la Commission européenne.

Un calendrier compliqué

L’exécutif communautaire a demandé non seulement à la France, mais aussi à l’Autriche, la Grèce et la Hongrie, de lever leurs clauses de sauvegarde.
La procédure prévoit que le dossier doit être examiné par le Conseil des ministres européens. Mais, généralement, ce type de
réunions ne permettent pas de dégager une majorité qualifiée en faveur de la levée ou du maintien des clauses de sauvegarde. Le sujet devrait alors
revenir à la Commission de Bruxelles, le tout dans un calendrier compliqué par les élections européennes du 7 juin prochain, et le renouvellement, dans la
foulée, de la Commission.

Dans l’Hexagone, la polémique liée au rapport de l’agence montre que la question de l’expertise scientifique et sa traduction politique est complexe. L’agence ne s’est
prononcée que sur l’aspect sanitaire du dossier et prend le contre-pied d’un autre rapport, rédigé à la demande du gouvernement, qui avait montré
que l’absence de connaissance des effets à long terme du Monsanto 810 rend nécessaire l’application du principe de précaution.

Les associations de défense de l’environnement s’interrogent sur le timing de la publication avant le début des réunions à Bruxelles. De son
côté, la FNSEA, premier syndicat agricole français, réclame que le gouvernement accélère l’installation du Haut Conseil des biotechnologies
qui doit statuer sur les OGM en France. Ce haut conseil, dont la création a été officialisée début décembre, n’a toujours pas de
président. Le nom du candidat du gouvernement, le chercheur Jean-Luc Darlix, directeur de recherches à l’Inserm, a été rejeté fin décembre,
par les députés et les sénateurs.

J. CH.

%d blogger hanno fatto clic su Mi Piace per questo: