Sueurs froides à Wall Street avant les mesures du G7
11 Ottobre 2008
Le Dow Jones, qui est passé à trois reprises en dessous des 8000 points, avec des pointes à -7%, s’est retourné à quelques minutes de la clôture
de la séance de vendredi. Après un bref mais franc passage au vert, il cède finalement 1.49% à 8451 points. Le Nasdaq, qui réunit les valeurs
technologiques, a terminé la séance en hausse de 0.27% à 1649 points, après les mêmes soubresauts que le Dow Jones.
Les indices se sont repris alors que débutait la réunion du G7 à Washington. Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays membres (Allemagne,
Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) cherchent une solution globale pour répondre aux problèmes de liquidités et de solvabilité des
banques.
Les opérateurs, qui n’ont plus de boussole, attendent une solution concertée des pays et non pas isolée. Jusqu’ici, les différentes mesures prises par les
gouvernements et les banques centrales (injection de liquidité, baisses de taux concertées, nationalisations partielles, garantie des dépôts) n’ont pas
rassuré les investisseurs. Selon le site internet du Wall Street Journal, les Etats-Unis envisageraient de garantir temporairement la totalité des dépôts
bancaires et les dettes des établissements bancaires.
Le président Bush a une fois de plus tenté de rassurer les marchés vendredi, rappelant dans un bref discours que la «très forte
anxiété» empirerait la crise financière. Pour lui, le plan Paulson est suffisant, même s’il prendra du temps à produire pleinement ses effets.
Alors que les marchés s’attendaient à d’éventuelles nouvelles annonces, son discours a déçu, le président ayant juste réaffirmé
sa confiance dans le plan de son secrétaire au Trésor. En attendant d’avoir une meilleure visibilité concernant les mesures qui seront prises par les
autorités, c’est la prudence qui prévaut.
Jeudi, le Dow Jones chutait de 7,33% à 8579 points et le Nasdaq Composite reculait de 5,47% à 1645 points.
Résumé des valeurs : Morgan Stanley lutte pour sa survie
Morgan Stanley, vue comme la prochaine victime potentielle de la crise, s’effondre de 22% ce vendredi, après avoir abandonné 25% jeudi. Des analystes craignent que la
première banque japonaise Mitsubishi UFJ renonce à son projet d’investir 9 milliards de dollars au sein de la banque américaine. Pourtant Mitsubishi UFJ a encore
indiqué ce vendredi qu’elle ne comptait pas jeter l’éponge.
General
Motors, qui a fondu de 31% jeudi après un avertissement de Standard&Poor’s sur sa dette, se remet timidement et gagne 2.73%. L’agence de notation précise que
«la mise sous surveillance reflète la dégradation rapide des marchés automobiles mondiaux et des marchés du crédit, ce qui va être un
défi sérieux pour les mois à venir».
Le pétrolier Exxon Mobil perd 8.29%, dans le sillage des prix du pétrole. Quant au groupe Chevron (-9.64%), les résultats au troisième trimestre de sa
branche amont devraient être inférieurs à ceux du deuxième trimestre, suite à la baisse des cours du brut et aux ouragans dans le golfe du Mexique.
Citigroup ( 9.13%) a cessé les discussions avec Wells Fargo ( 3.89%) portant sur un éventuel partage des activités de Wachovia. Il va réclamer jusqu’à
60 milliards de dollars aux deux banques mais a précisé qu’il n’empêcherait pas le projet de rachat de Wachovia par Wells Fargo.
American International Group (-2.51) a emprunté 70,3 milliards de dollars jusqu’à présent, selon le Wall Street Journal. Le prêt accordé était
au départ de 85 milliards de dollars, puis porté à 122,8 milliards de dollars.
General Electric ( 13.10%) a dégagé un bénéfice net en recul de 23% au troisième trimestre. Le groupe vise un bénéfice net compris entre
19,5 et 21 milliards de dollars, contre 22 à 23 milliards auparavant. Il se dit bien parti pour atteindre ses objectifs annuels revus en baisse fin septembre.
LIRE AUSSI





