L'UE peine à ouvrir son portefeuille pour les paysans du Sud
24 Novembre 2008
Les Européens rechignaient toujours vendredi à mettre la main au portefeuille pour débloquer une aide de 1 milliard d’euros promise aux agriculteurs des pays
pauvres, malgré une proposition d’en étaler le paiement sur trois ans.
Le sujet avait été inscrit à l’ordre du jour du déjeuner de travail des ministres européens du Budget, mais après quatre heures de discussions,
aucun accord n’avait été trouvé et les négociations ont été suspendues , a-t-on appris peu après 16H30 (15H30 GMT) auprès des
participants.
La Commission européenne espère pourtant un accord sur ce dossier, qui doit permettre à l’Union européenne de tenir ses engagements.
“Cette réunion est un test. Nous allons voir si nous sommes capables de transformer des promesses politiques en actions concrètes”, a souligné un de ses
responsables sous couvert de l’anonymat.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, avait fait cette promesse au plus fort de la crise provoquée par la flambée des prix des matières
premières alimentaires.
Ce milliard doit aider les pays en développement à augmenter leur production agricole, par le financement de semences et d’engrais.
L’idée était de prélever cette somme sur les montants non utilisés de la Politique agricole commune (PAC), mais l’Allemagne et plusieurs autres Etats ont
refusé d’utiliser ces fonds pour des actions hors du territoire de l’UE.
Les argentiers de l’UE sont donc contraints à faire les fonds des caisses et à jongler avec des sommes de diverses provenances. L’exercice est tellement difficile que le
seul point d’entente trouvé vendredi est de payer ce milliard en étalant les versements sur trois ans, jusqu’en 2010, a-t-on appris.
“Un accord va être trouvé. Ils sont obligés de le trouver”, a toutefois estimé un responsable de la Commission
AFP




