La crise financière aggrave le déficit budgétaire 2008

 

Le déficit de l’Etat s’établira à 51,4 milliards d’euros en 2008, soit un dérapage de 9,7 milliards par rapport au budget initial. En cause notamment : la
baisse des recettes fiscales.

La crise financière a creusé encore un peu plus le déficit de l’Etat. Le projet de loi de Finances rectificative présenté mercredi en Conseil des
ministres table en effet sur un budget 2008 en déficit de 51,4 milliards d’euros. C’est 9,7 milliards de plus que ce qu’avait prévu le budget initial (41,7 milliards).
C’est aussi 2 milliards d’euros de plus par rapport aux dernières prévisions publiées en septembre. Principale explication: l’impact de la crise financière
internationale sur les recettes fiscales.

2008 est donc un très mauvais crû. A titre de comparaison, en 2007, le déficit de l’Etat avait officiellement été de 38,4 milliards d’euros (hors
recettes exceptionnelles), alors que la loi de finances initiale tablait sur 42 milliards.

Crise oblige, les recettes fiscales ont diminué de deux milliards d’euros. Dans le détail, l’impôt sur les sociétés (IS) devrait être
inférieur de 1 milliard d’euros aux prévisions, l’impôt sur le revenu (IR) étant quant à lui revu en baisse de 300 millions. «La TVA nette est
revue à la baisse de 1,1 milliard d’euros sous l’effet de l’augmentation des remboursements et dégrèvements», précise le ministère.

Quant à la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), elle serait elle aussi en baisse de 237 millions d’euros.

Les «autres recettes fiscales nettes» sont en revanche révisées à la hausse de 650 millions d’euros, notamment grâce à des encaissements de
droits de succession plus importants que prévu.

Les recettes non fiscales (revenus du patrimoine de l’Etat, participation de l’Etat dans le capital des entreprises, produit des amendes ou des jeux, etc.) sont conformes à la
prévision incluse dans le projet de budget pour 2009, avec un prélèvement sur la Coface (assureur-crédit) évalué à 2,5 milliards
d’euros, précise le ministère du Budget.

Alors que le gouvernement espérait à l’origine limiter le déficit à 2,7% du PIB (produit intérieur brut) fin 2008, il table désormais sur 2,9%.

 

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